Il peut parfois être difficile de faire interagir les membres d’un CA autour d’un thème, les sessions de brainstorming menant trop souvent à des culs de sacs. Montréal InVivo nous a confié, à l’hiver 2011, le mandat d’animer une session de son conseil d’administration afin de jeter les bases du branding du secteur québécois des sciences de la vie à l’international. Pour simplifier l’exercice de réflexion, nous avons utilisé une approche perfectionnée au fil des années, l’atelier stratégique. En gros, l’atelier stratégique consiste en une réunion d’environ une demi-journée réunissant la haute direction d’une organisation et au cours de laquelle nous prenons le temps d’écouter et d’échanger sur des sujets stratégiques. Dans le cas présent, nous avons bâti un cadre de discussion et animé la rencontre qui a permis de guider Montréal InVivo vers une meilleure compréhension de ce qui devrait être fait et des objectifs à atteindre. D’ailleurs, voici l’opinion de Mme Michelle Savoie, directrice générale de Montréal InVivo « La rencontre a été productive, en peu de temps, Pierre a su comprendre les enjeux et agir comme facilitateur pour optimiser le temps de nos membres lors de la réunion. Par la suite, il a su nous indiquer des pistes stratégiques intéressantes pour avancer rapidement dans cet exercice. » |
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Un atelier stratégique pour guider
Montréal InVivo
Pourquoi je fais du mentorat
Je n’ai jamais autant entendu parler des entrepreneurs ou de l’entrepreneurship que depuis cet automne. Il faut faire ceci, il faut faire cela. Permettez-moi de mettre mon grain de sel dans la discussion en affirmant que la vaste majorité des entrepreneurs n’a pas besoin d’aide gouvernementale ni des « ceci, cela » des bien-pensants. Les entrepreneurs ont simplement besoin de parler à quelqu’un qui est intéressé à les écouter. C’est la Fondation de l’entrepreneurship et mon bon ami Lawrence Veilleux qui m’ont ouverts les yeux. « Le plus grand problème que vivent les entrepreneurs c’est l’isolement ». Je suis d’accord avec cette affirmation, les entrepreneurs sont seuls. Même s’ils ont des employés, même s’ils ont un conjoint et parfois, même quand ils ont des associés. Je parle ici en connaissance de cause car je suis « mentor » depuis 20 ans. En tant que mentor je collabore avec la Fondation de l’entrepreneurship, avec Bénévoles d’Affaires, mais aussi avec la Fondation du Maire. Mais en vérité il n’est pas une semaine qui passe sans que je prenne le temps d’aider quelqu’un, le plus souvent en l’écoutant tout simplement. Un entrepreneur a toutes sortes d’idées et de projets, parfois géniaux, parfois absurdes, et il accepte généralement l’échec comme le succès. Ce qu’il n’a pas toujours c’est de l’écoute, quelqu’un qui l’aide à réfléchir juste un petit peu plus avant de passer à l’action. D’où l’utilité du mentorat. J’ajouterais même qu’au Québec « on n’est pas assez nombreux pour pas s’aider! ». Quand je développe une relation avec un « mentoré », je brise un peu l’isolement qui habite chaque entrepreneur, je contribue à son développement personnel en l’ÉCOUTANT, peu importe ce dont il est question. En même temps, je brise aussi le mien et j’apprends. Chaque situation que rencontre un de mes mentorés me permet d’apprendre et de bonifier mes connaissances et automatiquement, ce sont mes clients qui en bénéficient. Vous voulez vraiment aider les entrepreneurs? Plutôt que de vendre l’entreprenariat avec des slogans vides de sens, ou des modèles de réussite, valorisez plutôt le mentorat et l’écoute. Vous voulez stimuler le goût d’entreprendre chez les jeunes? Prenez simplement le temps de les écouter et demandez-leur ce qui les intéresse. Surtout, laissez les parler plutôt que de les abreuver d’idées toutes reçues sur la persévérance scolaire. C’est en écoutant une personne qu’on la valorise. Pas en parlant constamment.
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Votre entreprise a-t-elle son ADN ?
L’ADN de l’entrepriseChristine Deslandes . les affaires.com . 25-11-2011 ![]()
La majorité des patrons d’entreprise sont incapables de résumer leurs objectifs. Trop pris dans l’engrenage, ils manquent de recul. Une étude d’Harvard a révélé en 1980 l’importance du « discours d’ascenseur ». En quelques secondes, un entrepreneur devrait être capable de capter l’attention en parlant brièvement de son entreprise. « Pour y arriver, il doit savoir ce qui distingue son entreprise, qui elle est, pourquoi elle existe, qui sont ses clients, ce qu’ils veulent et comment ils perçoivent l’entreprise », dit Pierre Cardinal, président d’Axel Stratégies Communication. « Tout dirigeant devrait être capable de présenter de la sorte son entreprise en quelques mots, continue-t-il. Le fait de dire clairement qui on est aide à savoir où on va. » Mais beaucoup de dirigeants ne prennent pas le temps de réfléchir à ces choses. Or, connaître l’ADN de la compagnie peut être très utile. Ça permet de rassurer un financeur, d’identifier des cibles d’acquisition ou des partenaires, de motiver les employés, de mieux répondre aux attentes des clients, etc. « Trois mois de réflexions peut changer la vie d’une compagnie, dit M. Cardinal. Et ça sauve du temps par la suite. » La démarche à employer pour décortiquer son entreprise est assez simple. Dans un premier temps, les dirigeants doivent définir leur entreprise. Puis, ils doivent demander à certains employés d’en faire autant. Comme ceux-ci vont amener de nouveaux éléments, la réflexion à l’interne va cheminer. « L’entreprise doit ensuite valider ses idées auprès de ses clients, dit Pierre Cardinal. Par exemple, l’Ordre des architectes a formulé sa mission ainsi : « Un environnement de qualité est profitable à tous. Parlons-en! » Si en sondant ses membres, ceux-ci avaient répondu qu’il faut surtout compresser les coûts, la qualité ne serait pas un élément fort de sa mission. » L’entreprise doit comparer sa vision à celle de ses clients et, à partir de là, statuer de ce qu’elle est en une vingtaine de mots ou moins. Pierre Cardinal recommande aux patrons d’entreprise de faire cette réflexion sur leur modèle d’affaires à tous les 3 ou 4 ans. « En connaissant bien l’ADN de l’entreprise, dit-il, les dirigeants tiendront un discours clair, amélioreront leur positionnement, poseront des gestes sensés… » |
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